Présentation
Sussargues, dans un écrin constitué de garrigue et de vignobles, s’étire entre deux ruisseaux, le Valentibus à l’ouest et le Bérange à l’est. L’exploitation des carrières de pierre et la viticulture étaient les principales activités économiques de ce village occitan.
Depuis son intégration à la Communauté d’Agglomération de Montpellier en 2002, qui est devenue Montpellier Méditerranée Métropole au 1er janvier 2015, Sussargues, avec ses 2784 habitants, fait partie des communes qui se développent en harmonie avec le paysage, permettant à ses habitants de disposer d’infrastructures modernes tout en profitant d’un environnement privilégié. Un tissu associatif dense, une volonté municipale d’améliorer le cadre de vie, les attraits d’un climat méditerranéen recherché, font de Sussargues un village où il fait bon vivre.
Un peu d’histoire
Sussargues, comme beaucoup de villages languedociens, tire son nom et son emplacement des « villæ » (domaines) créés par les Romains. Le nom de Sussargues serait issu du nom latin « Surtius » auquel on rajoute le suffixe « anicis » et signifierait : domaine appartenant à Surtius.
Le nom du village évolue à travers les siècles : de Sorcianico en 1004 à Sussargues, les variations sont nombreuses. La commune a été rattachée au canton de Castries le 4 juillet 1790.
L’église Saint Martin


Il faut attendre la féodalité (1194) pour voir le nom du village apparaître dans une charte le rattachant à la Seigneurie de Castries où il demeurera jusqu’à la Révolution. Il ne reste que peu de traces de ces époques troublées, si ce n’est la remarquable église romane, l’église Saint-Martin, dont on retrouve mention dans un texte datant de 1011.
Cet édifice roman, édifié au XIème siècle et classé aux Monuments Historiques, n’a pas d’abside.
Sa superficie relativement faible semble être en relation à la fois avec la faible population de la paroisse et ses revenus modestes au cours des siècles passés. Intérieur comme extérieur sont très sobres si ce n’est l’existence d’une série de colonnettes à mi-hauteur de la façade ouest donnant sur la place.
L’édifice a été remanié au cours des siècles, en particulier depuis le XIXème.
Le porche d’entrée d’origine est situé sur la façade nord.
Une petite porte, étroite, a été percée plus tardivement sur la façade ouest, car l’Eglise était autrefois directement accolée à d’autres bâtiments, situés sur l’actuelle place de l’église. En 1845, un campanile simple a été rajouté sur la moitié de la façade. En 1889, comme dans beaucoup de villages alentour, cette tour a été équipée d’une horloge. L’électrification des cloches est assez récente.
Le petit jardin devant l’église fut transformé en place publique en 1911. Aujourd’hui, la place a été entièrement rénovée ; Croix de Mission, pierres blondes, rosiers et petit jardin de curé, font du parvis de l’église un lieu où il fait bon flâner.
Autres petits édifices
Les croix de mission
En se promenant dans le village, à la croisée des chemins, il n’est pas rare de rencontrer des « croix de mission » dont l’une des plus anciennes est la Croix de Reboul, située en haut d’une colline.

Les capitelles
Au détour d’un chemin dans les carrières, s’élèvent parfois des capitelles, petites cabanes en pierre sèches construites au XVIIIe siècle permettant aux carriers de s’abriter ou de ranger leurs outils.

Les fontaines à eau
Il y avait aussi, au début du XXème siècle, pour subvenir aux besoins en eau de la population, un certain nombre de fontaines publiques dont plusieurs ont maintenant disparu. Seule subsiste aujourd’hui une jolie fontaine devant la mairie.
Enfin, au détour d’un chemin dans les carrières, s’élèvent parfois des capitelles, petites cabanes en pierre sèche permettant aux carriers de s’abriter ou de ranger leurs outils.

Les Carrières
Le site des anciennes carrières dites de « la Font d’Armand » constitue l’un des éléments patrimoniaux de Sussargues les plus intéressants à visiter.
Ces carrières de pierre dite « pierre de Castries » ont été exploitées manuellement jusqu’en 1952.
Les pierres de taille de nombreux bâtiments de Montpellier et de ses alentours ont été extraites ici. Pendant toute la première partie du XXème siècle et jusqu’aux années soixante, l’extraction de la pierre constituait, avec la vigne, l’un des deux éléments majeurs de l’économie du village.
Contrairement aux carrières modernes qui furent exploitées de façon mécanisée à la scie ou même à l’explosif, les carrières de Sussargues n’ont connu qu’une exploitation manuelle. Taillant dans le roc en fonction des besoins et de la qualité du rocher, les carriers ont ainsi créé de nombreuses formes irrégulières, originales et grandioses.
Par endroits, on retrouve de simples escaliers résultant de la taille successive de blocs disparates.
Et en regardant le rocher de plus près, on distingue la trace irrégulière laissée par la frappe répétée des outils qui ont servi à découper les blocs. Autour de ce site, et au hasard de promenades, vous pourrez découvrir les « capitelles » qui servaient d’abris aux carriers mais aussi ces chemins qui conservent les ornières du passage des charrettes transportant la pierre.
Désormais, elles sont aménagées en théâtre de verdure qui accueille des spectacles, festivals et concerts pendant la saison estivale. La nature a repris ses droits depuis la cessation d’activité de ces carrières et le site permet également de découvrir une faune et une flore particulièrement riches.
La viticulture
Aujourd’hui, plus d’une centaine d’hectares de vignes cultivée par les vignerons locaux permet d’obtenir des vins de grande qualité dont l’appellation AOC Coteaux du Languedoc ou issus de l’agriculture biologique.

> Pour déguster les vins à Sussargues :
- Le Chai d’Emilien : Route de Montpellier 34160 Sussargues – Tél : 06.99.50.45.38
- Le Cellier du Val des Pins : Route de Beaulieu 34160 Sussargues – Tél : 04.67.86.50.34







